Portrait de Jean-Marc Courtiade formateur et consultant Matomo

Ce que je fais en ce moment – Semaine 51 / 2025

Date de publication: 17.12.2025

L’idée de cet article est de présenter « brièvement » ce que je fais en ce moment, afin que vous puissiez en bénéficier (qui sait?), vous inspirer (qui sait?), mais aussi pour laisser une trace en ce monde. J’aborde une nouvelle façon de rédiger, sous la forme d’une expérience sur quelques semaines. La mise en forme de cette page se veut légère et sans fioritures.

Cette semaine, j’ai:

  • Redécouvert mes anciens outils
  • Repensé mon système Kanban
  • Testé le Bullet Journal Pocket
  • Chanté un morceau en public
  • Décidé de ne pas prendre de nouveaux projets

 

En fait, cette semaine est très riche, et je n’ai pu m’empêcher d’écrire de manière plus prolifique d’envisagé initialement.

Quelques objets du passé

Dans ma démarche de nettoyage et de simplification du moment, j’ai redécouvert d’anciens documents et outils qui jonchent mon parcours. Et ça fait plaisir de voir le chemin passé. Tout d’abord, une checklist que je réalisais sous Trello à l’époque où je travaillais dans une agence de Lausanne (Suisse) nommée i-media.ch et où j’ai pu faire mes premières expériences d’audit SEO.

Organisation de mon premier audit SEO (copie d'écran de Trello)
Organisation de mon premier audit SEO (copie d’écran de Trello)

Ensuite, j’ai également retrouvé mon premier mail d’ouverture de compte Google Ads en 2014. Notez la subtilité: on parlait alors de Google Adwords. J’avoue qu’à l’époque, je ne savais pas trop par quel bout prendre cet outil 🙂

Mon premier compte Google Adwords en 2014
Mon premier compte Google Adwords en 2014

Simplification

La semaine dernière, je mentionnais comment j’avais commencé à nettoyer mes boites mails. Ce processus est en cours. Après presque deux décennies d’empilage et de tests organisationnels plus ou moins réussis, elles ressemblaient à des champs de bataille.

Même si je garde tout, les mails sont juste classifiés et regroupés. Fait intéressant, d’anciens abonnements (re)pointent le bout de leur nez, notamment Trello mentionné plus haut qui disait vouloir supprimer les comptes auxquels je ne m’étais pas connecté depuis longtemps.

Fait intéressant numéro 2: en retrouvant l’organisation d’alors, où j’étais très organisé et productif, j’ai pu remettre en place un système similaire, basé sur DECK de Nextcloud. Voyons les détails ci-après.

KANBAN quand tu nous tiens

De fil en aiguille je suis arrivé à la conclusion suivante: il est impératif de séparer les tableaux KANBAN, non pas seulement par « Domaine ou Bucket » comme le disent certains « experts » en organisation personnel, mais aussi par fonction. Je m’explique: dans ma vie, j’endosse des rôles divers et variées,  aussi bien d’Exécutant que de Management / Visionnaire. Cette distinction est notamment expliquée dans l’excellent livre E-Myth – Le mythe de l’entrepreneur revisité et recommandé par mon confrère Vincent Lehmann, qui m’avait permis de sortir la tête de l’eau en tant qu’indépendant.

Ainsi, j’utilise désormais deux tableaux par domaine de vie (pro, perso, etc.):

  • Tableau 1 dédié à l’opérationnel
  • Tableau 2 dédié aux projets de manière plus large

 

Un peu comme si vous preniez la casquette de manager / décideur d’un côté (tableau 2) et que vous suiviez la réalisation des tâches et des projets de manière plus précise dans un tableau dédié (tableau 1). Mais cette configuration ne s’applique pas qu’à mon monde numérique, puisque je l’applique aussi en version papier via des Bullet Journal comme nous allons le voir.

Bullet Journal, le retour

Il y a quelques mois, j’utilisais un Bullet Journal (ou BuJo), en version officielle de chez Leuchturm. Super qualité de papier, stickers fournis, etc. Rien à redire, sauf que j’étais resté sur ma faim après plusieurs mois. Comme s’il s’agissait de faire entrer tout un tas de choses sur un seul support, et de se débrouiller pour ensuite tout retrouver, via un index par exemple. Quid d’avoir plusieurs cahiers. Cela dit, j’ai beaucoup apprécié le concept, et je comprends l’idée de son auteur, Ryder Caroll.

Du coup, j’ai arrêté de les utiliser, un peu à regret. Et cette semaine, je suis tombé sur les versions Pocket du Bullet Journal, créées par le même auteur. Il s’agit de version mini du Bullet Journal, mais plus grandes que des petits carnets classiques. Toujours la même finition haut de gamme allemand, Deutsche Qualität. Et, là, « ça fait tilt ». Je teste, mais j’utilise ici aussi une organisation basée sur trois carnets.

Un carnet pour la vision long terme, les projets. C’est en quelque sorte le carnet central, qui reste et qui peut être compléter par d’autres à la longue.

Un autre pour le quotidien, avec tâches et évènements du jour. Celui-ci est purement opérationnel, et peut être jeter ou remplacer par un autre sans regrets une fois terminé. Je vais voir comment l’utiliser également pour la planification à la semaine ou au mois. À voir.

Et un dernier pour noter les références. Parce que le souci avec c’est que je ne peux pas me promener avec un gros carnet pour des références notées par ci par là sur plusieurs gros carnets BuJo. J’avais essayé les fiches Bristol un temps, mais ce type de carnet prend le relais.

Bullet Journal Pocket
Bullet Journal Pocket

Pour moi, une des choses qui rend le Bullet Journal « orthodoxe » pénible à la longue, c’est le mélange de tous ces genres, les questions du style: « Je note ça où et comment je vais le retrouver? » pour au final laisser mourir des idées dans un ancien carnet. Aussi, je ne suis pas friand des super décorations. Mon credo: il doit avant tout rester fonctionnel, surtout dans une vie déjà bien remplie.

Mais on va pas se mentir, je passe la plus grande partie de mon temps sur mon ordinateur (et mes yeux m’en remercient). Là, les choses sont plus mouvantes: Gnome ou KDE, quel environnement Linux choisir?

Gnome ou KDE: il faut choisir (ou pas)

Cette section s’adresse sans doute plus aux aficionados de Linux, ou plus simplement aux curieux-ses. Ce qui me connaissent le savent bien: j’utilise Linux depuis plus de 20 ans, à une époque où Ubuntu n’existait pas encore.

Aujourd’hui, je switche de manière régulière entre deux environnements de bureau, nommés Gnome et KDE Plasma. C’est casse-pied, j’aime les deux, mais pour des raisons différentes. Gnome, qui est le plus utilisé offre une expérience utilisateur (UX) épurée et cohérente. C’est fluide, très proche d’un MacOS sous stéroïdes. Nickel pour ne pas surcharger son cerveau. Mais à la longue, je le trouve un peu ennuyant. L’interface utilisateur (UI) est juste fonctionnelle. On est loin de celle de MacOS ou de Windows concernant l’esthétique, mais le gain de productivité surpasse ces deux systèmes propriétaires, d’après mon expérience.

Et quand je m’ennuie trop, je passe sur KDE Plasma: on peut tout faire avec du point de vue de son interface! C’est beau, plus vibrant, plus flexible, et plus moderne en termes de fonctionnalités disponibles. Cependant, l’expérience utilisateur (UX) est un peu plus chargée. Surtout, la gestion des bureaux virtuels qui est, à mon goût, en deçà de celle de Gnome (Gnome Shell). Et cela devient vite pénible quand il faut gérer des tâches de manière plus soutenue.

Mon rêve: avoir un KDE avec un système de gestion des fenêtres et bureaux virtuels similaire à celui de Gnome. Cela dit, la prochaine version qui doit sortir l’an prochain devrait intégrer ce type de fonctionnement! Y’a plus qu’à attendre avril 2026 pour en bénéficier ma distribution de choix. OK, c’est très geek, mais croyez-le ou pas, pour avoir utilisé les grandes familles d’OS qui existent de manière plus ou moins avancée, Linux est celle que je trouve la plus facile et qui permet une meilleure « productivité » personnelle. On en rediscutera à l’occasion!

Musique (prouve que tu existes)

Cette semaine est très chargée avec la fin d’année, mais j’ai quand même réussi à chanter lors d’un concert organisé dans ma ville. C’est assez drôle, parce que j’ai juste accompagné ma fille en septembre à un cours d’essai de comédie musicale et me suis retrouvé à en faire partie, un peu par hasard 🙂

Donc, lundi dernier, me voilà sur scène à interpréter « Mon rêve bleu » d’Aladin au sein d’une petite troupe, devant une cinquantaine de personnes. C’était chouette.

Et peu le savent, mais il y a une bonne vingtaine d’année, je me questionnais pour devenir professionnel dans ce domaine (vous l’aurez compris, j’ai fait autre chose). Mais, maintenant que tout cela est (a priori) derrière, je me permet de partager un des morceaux que j’avais enregistré à l’époque.

Nous sommes en 2003, j’étais fan du groupe belge K’s Choice, et j’avais repris une de leurs chansons intitulée Butterflies Instead, en version acoustique. Les guitares, la voix, etc. C’est bien moi. Notez ce joli « nom d’artiste » que je m’étais trouvé. Ronan Chardonneau, si tu lis ces lignes, c’est pour toi 😉

Pour information, j’ai ensuite publié cette vidéo en 2009 (question: en quelle année est sortie YouTube?) après être rentré de deux ans en Irlande. D’où les photos de paysages que j’avais sous la main et les cheveux longs.

Un décision qui en évite cent autres

Je m’en tiens au principe que Tim Ferriss relatait dans un de ses articles. J’en parle depuis deux semaines déjà. Il a choisi de ne pas lire de nouveaux livres qui sortent dans l’année. J’applique, comme expliqué la semaine dernière.

Cela dit, il est intéressant de trouver d’autres décisions qui en évitent une pléthore de nouvelles. J’ai choisi de ne plus prendre de nouveaux projets, tant que tout ce que j’ai en retard n’est pas traité. Entendons-nous bien, il s’agit de projets tous domaines confondus, notamment familiaux, pour lesquels nous n’avons pu accorder le temps nécessaire.

De fait, certains projets ou décisions nouvelles peuvent être prises lorsqu’elles concernent par exemple les domaines de la santé, ou qui permettent de simplifier notre vie.

Cela signifie, tout au moins pour moi, de ne pas acheter quoi que ce soit d’inutile ou qui n’entre pas dans ces deux catégories. De nouveau, on verra à l’usage. Après tout, on est en 2025, à une époque où nos montres sont plus puissantes que le matériel embarqué sur des fusées dans les années 60, et j’ai l’impression que l’on galère plus qu’avant ou plutôt je ne comprends pas que l’on n’arrive à faire des choses « extraordinaires » compte tenu des moyens dont nous disposons (techniques, mais aussi informationnels).

Autres points rapides

  • Je suis passé du navigateur Firefox à Zen Browser, c’est génial et j’en parlerai plus tard.
  • J’écoute toujours des chansons d’artistes allemands, c’est le minimum que je peux faire pour maintenir un niveau dans cette langue. Je vous partagerez mes artistes et morceaux préférés (Nina Chuba vaut le détour, même si ce n’est plus de ma génération, et il paraît qu’elle gagne le coeur de la scène germanophone en Suisse également).
  • Santé: c’est décembre, c’est Noël et le jour de l’an.
  • Côté Matomo: je boucle une année très riche.

Ce que cette semaine m’a appris

Cette semaine de réflexion et de rangement m’a rappelé une chose essentielle: clarifier son espace libère de l’énergie cognitive, et cela est primordial dans nos vies sur-chargées.

Que ce soit en revisitant mes anciens tableaux Trello, en testant le nouveau Bullet Journal Pocket, ou même en comparant Gnome et KDE, l’objectif reste le même: concevoir un système pérenne qui me sert plutôt que de me distraire.

Voilà, c’est tout pour cette semaine!

Et pour vous? Qu’est-ce qui vous freine encore dans votre organisation?

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